Dans le cadre du Printemps des Poètes 2007
et avec le soutien de Phonie-Graphie,
la Compagnie Trois… six… neuf présente
LECTURE-SPECTACLE
“Puisque tu m’as aimée…”
Samedi 17 mars 2007 à 16H00
Librairie L’IMAGIGRAPHE - 84 rue Oberkampf - Paris 11ème
Avec Nathalie Prokhoris - conception et récitante
et la collaboration de Nikos Graikos pour le choix des textes
Poèmes et textes de Maria Polydouri
traduits par Pascal Neveu
Femme, poétesse, amante passionnée, Maria Polydouri
(1902-1930) occupe une place singulière dans la poésie
grecque des années vingt. Sa mort prématurée à l’âge de 28
ans, deux ans à peine après le suicide de celui auquel son nom
reste attaché, le poète Kostas Kariotakis, l’a élevée au statut de
mythe. Ce destin tragique a souvent occulté la valeur poétique
de son œuvre, qu’aujourd’hui - et c’est lui rendre justice - nous
redécouvrons.
Au travers d’extraits puisés dans ses deux recueils, “Les trilles
qui s’éteignent” et “Écho du chaos” mais également dans son
Journal et sa correspondance, nous avons souhaité faire
entendre la voix, puissante et délicate, empreinte de passion,
souffrance, feu et vie, de celle dont le charisme, aux dires de
ses contemporains, était si puissant.
« Πόθος, Πάθος, Πόνος* » : Maria Polydouri, est tout entière
définie ici ; sa vie et son œuvre intimement mêlées se
conjuguent autour de ces trois pôles. Écoutons-la.
Δεν τραγουδώ παρά γιατί µ’αγάπησες
στα περασµένα χρόνια.
Και σε ήλιο, σε καλοκαιριού προµάντεµα
και σε βροχή, σε χιόνια,
δεν τραγουδώ παρά γιατί µ’αγάπησες .
Si je chante c’est parce que tu m’as aimée
ces dernières années.
Au soleil, et aux prémices de l’été,
sous la pluie, et sous la neige,
si je chante c’est parce que tu m’as aimée.
* Titre d’un article de Antia Frantzi, professeure à l’université de
Thessalonique, sur Maria Polydouri : « Désir, Passion, Souffrance ».
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