SAMEDI 23 FÉVRIER 2008
À 16H00
MAISON DE LA GRÈCE
9 rue Mesnil - 75116 Paris
Réflexions sur la
traduction de :
Le Seul Héritage de Yorgos Ioannou
par Ismini Vlavianou,
professeur de Lettres modernes
Qu'est-ce que
traduire ? Selon quels critères une traduction est-elle bonne
ou mauvaise ? La fidélité est-elle l'apanage d'une
traduction réussie ?... Et si oui, qu'est-ce que l'on traduit
: des mots, des phrases ou des textes ?
Voilà les
questions que je me suis posées en traduisant ces textes. Que
peut-on traduire de Yorgos Ioannou ? Une langue, une histoire ou les
deux liées dans une oeuvre singulière, la sienne ?…
...
Les seize
nouvelles de ce recueil se lisent comme autant de chroniques de
Salonique, mais en vérité, c’est
toute l’histoire de
la Grèce contemporaine - déracinement de milliers de
Grecs après le traité de Lausanne en 1923, Occupation
allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, guerre civile…
- que ces histoire racontent. Par
le biais de petits faits de la vie quotidienne, tout un peuple
surgit, une mémoire collective nous assaille.
...
Yorgos Ioannou
est né à Thessalonique en 1927, dans une famille de
réfugiés de Thrace orientale. Sa jeunesse meurtrie par
la faim et les exactions subies pendant la Seconde Guerre mondiale et
la guerre civile porte en gestation les thèmes majeurs de son
œuvre. Il est mort le 16 février 1985 à l’âge
de cinquante-sept ans, à la suite d’une
erreur médicale. Il est considéré comme l’un
des plus grands écrivains grecs de la deuxième moitié
du XXe
siècle.
Yorgos Ioannou,
Le seul héritage, éd. La différence, Paris 2007.
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